Sous cette rubrique, nous vous signalerons des articles, parus notamment sur des sites anglophones, mais aussi ailleurs. Nous pensons que les titres sélectionnés peuvent donner - même aux personnes ne lisant pas l'anglais - quelques éléments qui viennent compléter les informations et les points de vue apportés par les bulletins.
Les propositions des lecteurs sont évidemment les bienvenues.
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Israël: la politique coloniale du fait accompli
Écrit par Asp
Dimanche, 06 Juin 2010 05:10
Israël: la politique coloniale du fait accompli
Le 16 mars 2003, un bulldozer Caterpillar D9 de l’armée israélienne écrasait Rachel Corrie. Cette étudiante américaine de 23 ans de l’International Solidarity Movement (ISM) s’opposait, avec d’autres, à la démolition de la maison d’un médecin palestinien. Cela se passait dans la bande de Gaza, à Rafah.
Le vendredi 4 juin 2010, un cargo portant le nom de Rachel Corrie, affrété par l’organisation irlandaise Campagne de solidarité Irlande-Palestine (IPSC), se dirige vers la bande de Gaza. Il devrait l’atteindre samedi matin, a déclaré le Prix Nobel de la paix de 1976, l’Irlandaise du Nord Mairead Maguire Corrigan. Elle a été l’une des fondatrices du Mouvement des femmes pour la paix en Irlande du Nord (Women’s Peace Movement).
Ce bateau, dont le départ a été retardé, fait partie de la «Flottille de la liberté», contre le blocus de Gaza. Dans un communiqué publié le 3 juin, Mairead Maguire Corrigan déclarait: «Nous sommes partis pour livrer cette cargaison à la population de Gaza et ce que nous souhaitons faire, c’est briser le siège de Gaza… Notre cargaison a été inspectée par des responsables du gouvernement irlandais, par des responsables syndicaux à Dundalk [un port d’Irlande du Nord] et par des responsables du Parti écologiste. La cargaison a été scellée, totalement scellée, nous n’avons rien d’autre que de l’aide humanitaire à bord.»
Par la piraterie, Israël se dévoile aux yeux du monde Entretien avec Hazem Jamjoum par Silvia Cattori
Voltairenet.org
L’attaque par les commandos israéliens d’un convoi humanitaire en Méditerranée a ouvert les yeux d’une partie de l’opinion publique internationale sur la réalité du blocus de Gaza. Cette prise de conscience citoyenne devrait se traduire par un renforcement du boycott contre les produits de l’apartheid. Dans l’entretien qu’il a accordé à Silvia Cattori, l’universitaire palestinien Hazem Jamjoum décrit également la situation politique en Palestine occupée, entre un Fatah qui s’accroche au pouvoir, malgré le désaveu populaire, et un Hamas ostracisé par la communauté internationale, bien que démocratiquement élu.
Ce qui compte pour le pouvoir et les médias, ce n’est pas seulement d’avoir des relations étroites entre les journalistes et les dirigeants politiques, entre les éditeurs et les présidents. Ce ne sont pas seulement les relations parasitaires osmotiques entre des reporters supposés honnêtes et le réseau des pouvoirs qui s’étend entre la Maison-Blanche et le Département d’Etat et le Pentagone, entre Downing Street et le Foreign Office et le ministère de la Défense. Dans le contexte occidental, pour le pouvoir et les médias, ce qui compte, ce sont les mots - et l’usage des mots.
C’est la sémantique.
C’est l’emploi d’expressions et de propositions, et de leurs origines. Du mauvais usage de l’histoire ; et de notre ignorance de l’histoire.
De plus en plus, aujourd’hui, nous, les journalistes, nous sommes devenus les prisonniers du langage de pouvoir.
Est-ce parce que nous négligeons la linguistique ? Est-ce à cause de nos pc portables qui « corrigent » notre orthographe, qui « affinent » notre grammaire, que nos phrases sont devenues si souvent identiques à celles de nos dirigeants ? Est-ce pour cela que les éditoriaux de la presse aujourd’hui ressemblent tant aux discours des politiques ?
Permettez-moi de vous donner le sens de ce que je veux dire.
L’attaque militaire israélienne contre la « Flottille de la liberté », le lundi 31 mai 2010 au petit matin, a suscité – réellement ou avec une tonalité propre à l’hypocrisie diplomatique – l’indignation et la dénonciation à l’échelle internationale.
Impunité et complicité internationale
Cet assaut militaire, l’assassinat de quelque 20 personnes (la mort d’une seule serait déjà de trop), l’intervention dans les eaux internationales, l’arrestation de centaines de personnes et leur emprisonnement sur le territoire d’Israël, l’interrogatoire policier qu’elles subissent et les menaces de procès et d’emprisonnement, tout cela traduit la situation d’impunité du gouvernement israélien et de l’Etat sioniste. Une impunité qui lui est accordée par ladite communauté internationale.
La CIA suggère de manipuler l'opinion française...
Écrit par Asp
Jeudi, 08 Avril 2010 13:42
Document : la CIA suggère de manipuler l’opinion publique française pour obtenir son soutien à la guerre en Afghanistan (VO)
Site Contre Info, 29.3.2010
En France et en Allemagne, « l’apathie de l’opinion publique permet aux dirigeants de ne pas se soucier de leurs mandants » constate la CIA dans un mémorandum consacré à la perception du conflit en Afghanistan obtenu par le site Wikileaks.
Bien que 80% des français et des allemands soient opposés à la guerre, le peu d’intérêt suscité par la question a permis aux responsables de ne pas tenir compte de cette opposition et d’envoyer des renforts, notent les rédacteurs de la « cellule rouge », chargée par Langley de fournir des propositions et des analyses novatrices. Mais l’agence rappelle le précédent des Pays Bas où la coalition au pouvoir a éclaté sur la question Afghane, et s’inquiète d’un possible revirement de l’opinion si les prochains combats durant l’été sont meurtriers. Il convient donc de préparer les opinions publiques à accepter des pertes, suggère le document, en établissant un lien entre l’expédition afghane et les préoccupations internes. L’importance accordée en France à la question des réfugiés, soulignée par la vague de protestation qui a accompagné la récente expulsion de douze afghans, fournit un premier axe de propagande : il faut persuader les français que l’OTAN vient en aide aux civils, en s’appuyant sur un sondage montrant que la majorité des afghans est favorable à la présence des troupes occidentales. Le document propose également d’insister sur les progrès réalisés dans l’éducation des femmes, qui seraient compromis par un retour des talibans. Le crédit dont jouit le président Obama en Europe pourrait également être mis à profit. Son implication directe permettrait de renforcer le soutien à l’intervention. Dernier axe, la CIA recommande de faire délivrer les messages favorables à l’ISAF par des femmes afghanes. Les allemandes et les françaises, plus opposées que les hommes à la guerre, y seraient alors plus sensibles.