Sous cette rubrique, nous vous signalerons des articles, parus notamment sur des sites anglophones, mais aussi ailleurs. Nous pensons que les titres sélectionnés peuvent donner - même aux personnes ne lisant pas l'anglais - quelques éléments qui viennent compléter les informations et les points de vue apportés par les bulletins.
Les propositions des lecteurs sont évidemment les bienvenues.
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Plusd'un million d'Irakiens morts...
Écrit par Asp
Dimanche, 28 Février 2010 13:44
Enquête primée par « Projet Censuré » - Voltairenet.org Plus d’un million d’Irakiens tués sous l’occupation US
Nous reproduisons ici la première des 25 enquêtes primées par « Projet Censuré » en 2009. Il s’agit du travail de Michael Schwartz, que nous avions diffusé en 2007, et que Joshua Holland, Luke Baker, Maki al-Nazzal et Dahr Jamail ont poursuivi. Plusieurs sources officielles permettent de valider les études des sondeurs d’ORB et des démographes du « Lancet » et d’établir que l’invasion anglo-saxonne et l’occupation de l’Irak ont causé la mort de plus d’un million de civils. Cette information, qui a été relayée par les médias dans les Etats dont les gouvernement s’opposaient à la guerre, a été ignorée par les médias des Etats soutenant l’opération anglo-saxonne. Une fois de plus, il apparaît que les consortium médiatiques s’alignent sur les intérêts dominants du pays où ils se trouvent.
Les mobilisations contre le régime en place en Iran restent une constante. Les affrontements entre diverses factions au sein da la mollahcratie s’exacerbent le type de répression en est une des expressions. Il nous paraît utile de porter à la connaissance de nos lectrices et lecteurs une analyse de la trajectoire politico-religieuse de Montazeri dont le décès a été un des événements d’une relance des manifestations. (Réd. Alencontre)
Avec le décès [le 19 décembre 2009] de l’ayatollah Hossein Ali Montazeri disparaît la plus haute autorité religieuse de l’utopique «démocratie islamique». S’est éteinte la voix de celui qui a fondé, ensemble avec l’ayatollah Ruhola Khomeiny, la première théocratie islamique en Iran. De religieux conservateur, il avait évolué jusqu’à devenir la figure religieuse la plus progressiste du chiisme. Loin était l’homme qui dans les années 1960 avait dirigé avec Khomeiny une protestation contre le suffrage universel et la timide réforme agraire entreprise par le chah Reza Pahlevi.
La seconde guerre d’Afghanistan dure maintenant depuis plus de sept ans. C’est l’age de la maturité, mais c’est aussi celui des bilans. C’est une guerre discrète, qui a le bon goût de ne pas venir envahir la une de nos quotidiens ni des journaux télévisés, sauf en cas de pertes importantes, comme en 2008. C’est une guerre que l’on pourrait presque oublier. D’ailleurs, à ne voir que les images que l’on veut bien nous montrer, l’Afghanistan n’est présent dans notre quotidien que très épisodiquement, et sous la forme d’un hôpital que l’on inaugure un jour en présence de personnalités du monde des arts et du spectacle, d’une ferme modèle ou d’une école un autre jour. Qui croirait que dans cette guerre se jouent des équilibres internationaux ? Le retour de la France au sein du commandement intégré de l’OTAN a pourtant été justifié par ce conflit. C’est dire tout le mérite de ce livre et de ses auteurs(1), qui ont remis sur le devant de la scène cette guerre pour tenter d’en tirer les leçons avant qu’il ne soit trop tard. Car, cette guerre, nous pourrions bien la perdre, et avec elle l’ensemble de notre crédibilité de « démocratie occidentale ».
Malalai Joya, surnommée « la femme la plus courageuse d’Afghanistan », est en train de terminer une tournée de conférences à travers les Etats-Unis au cours de laquelle elle a exigé du gouvernement d’Obama qu’il retire ses troupes de son pays. Entre autres arguments, elle a avancé que rien ne pourrait être pire pour les femmes afghanes que ce qu’elle considère comme l’actuelle guerre civile.
Alors même qu’elle était entourée d’hommes de pouvoir ayant au moins le double de son âge, Malalai Joya, qui n’avait que 27 ans et était la benjamine du Parlement Afghan avait levé la main pour réclamer la parole. Quand on la lui accordé, elle en a profité pour dénoncer les seigneurs de la guerre et les narcotrafiquants présents au sein du gouvernement, et elle a proposé que soit ouverte une discussion sur la défense du droit des femmes.
Ceci est arrivé en 2005, quatre ans après que les Etats-Unis aient envahi l’Afghanistan. Deux ans plus tard, Joya a été chassé du Parlement parce qu’elle avait dénoncé les seigneurs de la guerre qui contrôlent le pays avec l’assentiment du Président Hamid Karzai et avec l’appui des Etats-Unis.
Le soleil frappe encore fort dans le ciel d’hiver de Kandahar, deuxième ville d’Afghanistan et fief historique des talibans au sud du pays. Pour la remise des diplômes des conducteurs de blindés, le général Pathiani, chef d’état-major du 205e corps de l’armée afghane, réunit ses troupes dans la salle de cérémonie du quartier général, le camp Hero. Ce n’est pas l’OTAN qui a financé la formation mais les Américains, via l’opération Enduring Freedom (« Liberté immuable »), lancée en 2001 pour traquer Al-Qaida.