Sous cette rubrique, nous vous signalerons des articles, parus notamment sur des sites anglophones, mais aussi ailleurs. Nous pensons que les titres sélectionnés peuvent donner - même aux personnes ne lisant pas l'anglais - quelques éléments qui viennent compléter les informations et les points de vue apportés par les bulletins.
Les propositions des lecteurs sont évidemment les bienvenues.
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Troupes de l'Otan, hors d'Afghanistan!
Écrit par Asp
Mardi, 29 Décembre 2009 05:41
Les troupes de l’Otan, hors d’Afghanistan ! Aucun renfort français !
Collectif OTAN-AFGHANISTAN, Communiqué de presse 2.12.2009
2 décembre 2009
Barack Obama a décidé le déploiement accéléré de 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan. Cette escalade militaire accélère l’enlisement et la régionalisation de la guerre.
Revenant sur ses propos antérieurs, le Président Nicolas Sarkozy s’est empressé de saluer un « discours courageux, déterminé et lucide » réaffirmant l’engagement de la France. Aujourd’hui, il laisse entendre que le gouvernement pourrait répondre à la demande d’Obama et accroître la participation de la France alors que près de 4.000 soldats français participent déjà à cette sale guerre.
La fuite en avant militaire décidée par Barack Obama et le Pentagone ne peut qu’aggraver la situation dramatique du peuple Afghan. Il est inacceptable que les Etats-Unis et leurs alliés consacrent des milliards pour imposer par la violence leur présence en Afghanistan en faisant payer le prix de la guerre à leurs propres peuples. Les renforts envoyés par Barack Obama augmenteront la facture de la guerre de 30 milliards de dollars. Nicolas Sarkozy s’est d’ores et déjà engagé à apporter la contribution de la France.
Les manifestations en octobre et novembre, tant en France qu’en Grande Bretagne, en Allemagne ou aux États-Unis, viennent appuyer les sondages qui montrent que les opinions publiques sont très majoritairement pour le retrait des troupes.
Les organisations du Collectif Otan-Afghanistan demandent l’arrêt des opérations militaires et de l’envoi de renforts, le retrait des troupes de l’Otan afin de rendre aux Afghans leur indépendance et les clés de la reconstruction du pays.
Premiers signataires :
MRAP, PCOF, NPA, PCF, LIFPL, MOUVEMENT DE LA PAIX, LES VERTS, ANECR, M’PEP, PARTI DE GAUCHE, COLLECTIF DES IRANIENTS CONTRE LA GUERRE
Pourquoi l’occupation américaine ne peut transformer l’Afghanistan ou l’Irak samedi 5 décembre 2009 (09h48)
Par Sara Flounders
4.12.2009 - Workers World
Quelle est la puissance précise de l’armée américaine, aujourd’hui ?
Pourquoi la machine militaire la plus importante de la planète est-elle incapable de venir à bout de la résistance en Afghanistan, dans une guerre qui a duré plus longtemps que la Seconde Guerre mondiale ou la guerre du Vietnam ?
L’Afghanistan fait aujourd’hui partie des pays les plus pauvres et les plus sous-développés du monde. Son taux d’espérance de vie et son taux d’alphabétisation sont parmi les plus bas, et son taux de mortalité infantile parmi les plus élevés.
Le budget total de l’armée américaine a plus que doublé depuis le début de cette guerre en 2001 pour atteindre les 680 milliards de dollars entérinés par le président Barack Obama le 28 octobre dernier. Le budget militaire américain actuel est plus élevé que la somme de tous les autres budgets militaires de la planète. L’arsenal américain possède également les armes les plus en avance sur le plan technologique.
Le discours d’Obama sur l’Afghanistan : un ramassis de mensonges
Alex Lantier 7.12.2009, wsws.org
Dans le discours qu’il a prononcé le 1er décembre à West Point pour annoncer l’envoi de 30.000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, le président Barack Obama a tenté de justifier l'intensification d’une guerre profondément impopulaire sur la base de mensonges et de distorsions. Le fait qu’il ait été obligé de recourir à de telles falsifications reflète à la fois le caractère réactionnaire de sa politique et le fait qu’elle est imposée en violation de la volonté populaire.
Pour justifier l’escalade, Obama a fait ressortir le mythe instauré par le gouvernement Bush sur la « guerre contre le terrorisme ». Il a cyniquement présenté les Etats-Unis comme une puissance altruiste, contrainte à la suite des attentats terroristes du 11 septembre de se lancer dans une guerre, à échelle mondiale, pour la démocratie.
Toutefois, en tentant de fondre la politique impérialiste américaine dans le moule de la « guerre contre le terrorisme », son discours est tombé dans l’incohérence absolue.
Le compte-rendu par Obama des récentes guerres menées par les Etats-Unis contredit sa propre affirmation selon laquelle Washington est résolument engagé à pourchasser Al Qaïda. En 2001, a-t-il dit, les Etats-Unis avaient attaqué l’Afghanistan pour détruire Al Qaïda, bien que la plupart des preneurs d’otages étaient en fait originaires d’Arabie saoudite, le principal allié arabe des Etats-Unis au Moyen Orient.
Drones, la mort qui vient du ciel par Laurent Checola et Edouard Pflimlin
Dans leur traque des talibans et des cadres d’Al-Qaida, les Etats-Unis multiplient l’usage de drones, des avions sans pilotes qui provoquent de nombreuses pertes civiles. Leur usage déborde les champs de bataille pour servir à des fins sécuritaires jusque dans les banlieues européennes.
90% des recrues de l’armée afghane sont illettrées et la plupart ne se comprennent pas entre elles, faute de partager une langue commune. Les instructeurs afghans sont pleins de bonne volonté mais bien peu efficaces, et la logistique est une vaste plaisanterie. Les soldats occidentaux, sont quant-à eux « désespérément ignorants des coutumes et traditions locales ». « Vouloir que les soldats US soient chargés de faire respecter la loi à un peuple dont ils ne comprennent ni la langue ni les coutumes, est une recette pour un désastre ». La lecture de Joseph Conrad n’est sans doute pas au programme des académies militaires. Pourtant, les militaires auraient pu y apprendre combien il est vain de vouloir créer et importer de toute pièce une démocratie et une armée sur le modèle occidental dans un pays où le tribalisme et les solidarités coutumières l’emportent sur le sentiment national.