J’ai été consterné ld’entendre que l’on donnait le prix Nobel de la paix à Barack Obama. Cela a été un choc de penser qu’un président qui était en train de mener deux guerres pourrait recevoir un prix de la paix. Mais alors je me suis souvenu que Woodrow Wilson, Theodore Roosevelt et Henry Kissinger ont tous reçu des prix Nobel de la paix. Le comité Nobel est bien connu pour ses estimations superficielles, il se laisse séduire par la rhétorique et par des gesticulations vides, tout en négligeant les violations flagrantes de la paix mondiale.
Oui, Wilson a été crédité pour la Ligue des Nations - ce corps inefficace qui n’a rien fait pour prévenir la guerre. Mais il avait bombardé la côte mexicaine, envoyé des troupes pour occuper Haïti et la République Dominicaine et a amené les Etats-Unis dans la boucherie européenne durant la première Guerre mondiale, qui est certainement au sommet de la liste des guerres les plus stupides et les plus meurtrières.
De hauts responsables des principales sociétés américaines de nouveaux médias viennent de se rendre en Irak pour développer ce secteur dans le pays. Selon un porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, la délégation avait pour objectif de donner des idées aux responsables privés et publics irakiens sur la meilleure façon d'utiliser les nouveaux médias dans leur pays.
Parmi les sociétés représentées il y a notamment Google, Twitter et YouTube, et Blue State Digital (qui a joué un rôle important dans l'élection d'Obama en novembre dernier).
On avait la naïveté de penser que les priorités actuelles de l'Irak étaient l'approvisionnement en eau potable et en l'électricité, la possibilité d'un retour pour les réfugiés, la fin de l'occupation. Mais les priorités des Etats-Unis en Irak sont visiblement un peu différentes, ils pensent que les Irakiens ont d'abord besoin de Twitter...
Source: article de Jeremy Scahil du 21.4.09 sur alternet
Obama protège les tortionnaires
Vendredi, 17 Avril 2009 14:32
Barack Obama condamne la torture mais refuse de poursuivre les tortionnaires
Ce sont les pressions exercées notamment par l'Association américaine de défense des libertés publiques (ACLU) qui ont abouti à la publication des rapports secrets décrivant les techniques d’interrogatoire relevant de la torture utilisées pendant l’ère de George W. Bush. Datant de 2002 et 2005, ils constituent un mode d’emploi détaillé d’une dizaine de techniques «de base» et «coercitives» pour faire parler des terroristes présumés.
Le 16 avril, l’administration Obama a donc publié une version expurgée des rapports secrets, dont quatre mémos décrivant dans le détail les méthodes utilisées par la CIA pour obtenir des aveux de présumés "terroristes". Le catalogue décrit des méthodes toutes plus dégradantes les unes que les autres, rappelant les photographies prises à la prison d'Abou Ghraib en 2004 montrant des détenus irakiens humiliés par des militaires américains: Les prisonniers sont mis à nu, privés de sommeil (jusqu'à 180 heures maximum), enchaînés et parfois dotés d’une couche-culotte. Des suspects peuvent subir des «altérations de leur hygiène alimentaire», par exemple une alimentation exclusivement liquide. Viennent ensuite les méthodes dites «correctrices» où il y a «interaction» avec le détenu. «Ces techniques ne sont pas toutes utilisées en même temps» précise un des mémos. Selon un «interrogatoire prototype», on peut utiliser «la frappe insultante au visage», «la frappe au ventre», la privation de sommeil les mains menottées, parfois appuyé contre un faux mur souple qui s’affaisse lorsque le détenu tente de s’y reposer. Celui qui interroge peut également utiliser «les positions de stress», le confinement en compagnie d’insectes hostiles et enfin la simulation de noyade qui consiste à mettre un linge trempé sur le visage du détenu et à l'empêcher de respirer pendant 20 à 40 secondes.
STOP À LA COOPÉRATION MILITAIRE SUISSE AVEC ISRAËL POUR L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE INTERNATIONALE SUR LES CRIMES DE GUERRE
Environ 1’400 morts et presque 6’000 blessés de Gaza doivent être considérés comme des victimes tout comme les dizaines de milliers qui les ont précédés pendant la longue lutte contre l’occupation israélienne. Une occupation qui dure depuis l’année 1967 (même si les vexations infligées par les immigrés sionistes à l’égard du peuple palestinien sont antécédentes à la naissance de l’état d’Israël!) et qui se caractérise par la violation continue et planifiée du droit international et des conventions de Genève.
Les occupations et la guerre sont maintenant celles d'Obama
Elaine Brower, du Comité du mouvement The World Can't Wait [le monde ne peut pas attendre]. 2.3.2009
Dans son discours au Congrès mardi 24 février, Barack Obama a affirmé: "Je ne permettrai pas à des terroristes de comploter contre le peuple américain depuis des refuges sûrs à l'autre bout du monde. Nous ne le permettrons pas".
Je me demande comment ont réagi les gens du Moyen-Orient en entendant cela, après avoir été bombardés comme s'ils étaient des terroristes presque tout au long de la décennie, soit directement par des avions états-uniens, soit avec des armes fabriquées aux Etats-Unis, comme à Gaza.
A Sikrit, un Irakien disait : "En fait les forces états-uniennes ont réussi une chose: à détruire l'Irak... Nous espérons que les soldats états-uniens quitteront notre pays le plus tôt possible de manière à mettre un terme à l'une des pages les plus sanglantes dans l'histoire irakienne."
Le Département de la Défense des Etats-Unis permet enfin aux médias de photographier des cercueils et des funérailles de militaires états-uniens. Mais dans le même temps, Robert Gates et les généraux responsables avertissent déjà que l'année prochaine, avec 17'000 troupes supplémentaires qui vont se rendre en Afghanistan, la situation sera très "rude".
Jeudi 26 février, Obama a annoncé des projets pour retirer quelques troupes d'Irak sur une période de 19 mois, sauf si les généraux lui conseillent autre chose. Les 30 à 50'000 troupes restantes seront rebaptisées et deviendront désormais des "conseillers" qui y resteront indéfiniment; les 17 bases états-uniennes resteront sous contrôle états-unien. Ceux qui soupirent de soulagement devant la perspective du lent départ des troupes états-uniennes d'Irak devraient se rendre compte qu'il s'agit-là d'une stratégie globale ayant pour objectif d'approfondir et de renforcer la domination états-uniennes dans la région ,et non pas d'y mettre un terme. Ceux qui pensent que nous devrions "aider" Obama à mener à bien ce projet oublient le fait qu'il est de l'intérêt des gens – aussi bien ici qu'au Moyen-Orient – de mettre un terme immédiatement à cette occupation.
Trad. nonalaguerre. Article original en anglais sur le site http://www.worldcantwait.org/